Inondations

Mobilité après un sinistre : mieux vaut être bien couvert !

il y a 8 mois | Maxime Herion

Nous avons rencontré trois personnes sinistrées qui ont perdu leur(s) véhicules dans les récentes inondations. Celle-ci nous ont parlé de leurs démarches pour être dépannées.

Lors des inondations du 14 juillet, Natacha a été durement touchée. Alors que l’eau est montée à plus de 2 mètres dans son habitation, elle a également perdu son véhicule de société. « En voyant le niveau de l’Ourthe monter rapidement, j’ai déplacé ma voiture dans une rue adjacente, en hauteur, explique-t-elle. Malheureusement, ça n’a pas été suffisant ! ». En effet, le SUV de Natacha n’a pas été épargné puisque l’eau est montée jusqu’à la hauteur de son tableau de bord. « J’ai évidemment tout de suite prévenu mon employeur qui m’a mis en rapport avec la société de leasing avec mon entreprise travaille. J’ai dû remplir une déclaration de sinistre et une voiture de remplacement m’a été très vite livrée. Ma BMW a quant à elle été dépannée dans les deux jours ». Une dizaine de jours après, Natacha a pu bénéficier d’un autre véhicule faisant partie du pool de son employeur. « De nouveau mobile, j’ai pu me concentrer pleinement sur les démarches administratives concernant les dégâts de ma maison ».

Demande d’intervention très compliquée

Éreinté par les travaux de réhabilitation de sa maison dans laquelle il a eu 2,30m d’eau, Dominique s’accorde une pause pour nous confier son expérience. Son véhicule, celui de sa compagne et ses voitures de collection ont été ravagés lors de la crue. Malheureusement, aucun d’entre eux n’était assuré en omnium. « J’ai heureusement réussi à redémarrer moi-même mes ancêtres, explique-t-il. J’ai donc pu les emmener chez un professionnel du nettoyage pour les remettre en état. Par contre, pour nos deux voitures modernes, c’est une autre paire de manches ». Très rapidement, Dominique s’est résolu à vendre son SUV en l’état : « je n’en ai pas récupéré grand-chose mais c’était une épine hors du pied ». Pour la citadine de sa compagne, il a contacté l’assureur pour trouver une solution. « Malgré le fait que la voiture n’était assurée qu’en RC, celui-ci a fait un geste et nous a proposés un dépannage de la voiture et un véhicule remplacement pendant un mois. A partir de la semaine prochaine, le gardiennage va être à nos frais. Je pense que nous allons finalement l’envoyer à la casse. Pour le reste, j’ai introduit des demandes au Fonds des Calamités mais la procédure est longue et fastidieuse. »

La débrouille

En plein démontage de sa cuisine qui a été entièrement inondée, Marc désespère : « je viens de téléphoner à mon assureur et celui-ci m’a appris que le dépannage de ma voiture n’est pas couvert par ma RC. Ce sera donc à mes frais ». Toujours stationné dans son garage, le véhicule de Marc est rempli de boue, comme le reste de la maison. Agé de 15 ans, il lui rendait de nombreux services son achat d’occasion il y a plusieurs années. « Je me demande ce que je vais faire. Je ne vais pas payer pour son gardiennage alors qu’il ne vaut plus rien en l’état. Je ne sais pas comment et quand je pourrai en racheter un de seconde main » ;

 

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